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Syrie septentrionale : des unités de l’Armée syrienne à moins de 500 m d’un des forts militaires turcs dénommés (par euphémisme) postes d’observation implantés au sud de la province rebelle d’Idleb

Des unités militaires syriennes ont pris le controle effectif de l’ensemble de la partie septentrionale de Hama et progressent dans le Sud de la province rebelle d’Idleb où ils sont en contact visuel avec les postes d’observation de l’Armée turque implantés en territoire syrien en violation du droit international.

Ces Forts militaires dénommés par euphémisme “postes d’observation” ont été mis en place par l’OTAN et servent de points de liaison et de contrôle pour l’approvisionnement logistique des groupes rebelles syriens regroupés à Idleb. Cette province rebelle est de facto sous protectorat turc mais ni la Turquie ni ses autres alliés de l’Alliance Atlantique n’ont pu y établir une zone d’exclusion aérienne puisque les avions de combat syriens et surtout russes survolent quotidiennement la province.

Le président turc Erdogan compte rencontrer dans les délais les plus brefs son homologue russe Vladimir Poutine pour négocier une trêve mais Damas semble plus déterminé que jamais à reprendre le contrôle par des moyens militaires de la dernière province rebelle et tête de pont de l’OTAN en Syrie septentrionale.

Après bientôt neuf années de guerre particulièrement destructrice, l’Armée syrienne a non seulement survécu à une annihilation totale mais est parvenue à remonter par les armes jusqu’aux confins syro-turcs où un vieux contentieux territorial oppose les deux pays (province turque du Hatay).

Ankara n’est pas prêt à évacuer Idleb car la chute de ce dernier bastion rebelle marquera la fin officielle de la guerre au Levant, ce qui laissera à Damas assez de latitude pour se venger de l’ensemble de ses ennemis et ils sont nombreux en les excluant du titanesque marché de la reconstruction de la Syrie.

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17 Replies to “Syrie septentrionale : des unités de l’Armée syrienne à moins de 500 m d’un des forts militaires turcs dénommés (par euphémisme) postes d’observation implantés au sud de la province rebelle d’Idleb

  1. certes mais ces attentats ne représenterait en rien une vengeance de la part de la Turquie !

  2. Ce qui me trouble énormément, c’est qu’un grand nombre de mercenaires prenant une part active au combat (il parait même que se seraient les plus acharnés ?) sont d’origine chinoise, alors que la Chine est apparemment absente du théâtre d’opération syrien…

    1. En ce qui concerne l’Irak, (le “maillon faible” de la Résistance à cause de toutes ces langues de pute qui sévissent impunément en Irak, mais le grand nettoyage – comme en Palestine occupée – a déjà commencé et se poursuit activement!), une guerre acharnée a débuté dans le plus grand silence médiatique, puisqu’il s’agit d’opérations de sabotage de grande envergure (et donc par définition des opérations secrètes), les Etasuniens et surtout les sionistes assassinent à tour de bras des membres des Hachd al-Chaabi, (le retour de flamme ne sera pas triste pour ces deux acolytes, et pas seulement au M-O !), et les spéculations vont bon train… exemple : « … Si les entrepôts des FMP où sont stockés des missiles stratégiques capables de frapper avec précision Israël et des bases US en Irak ont été détruits, cela signifie que le principal objectif des USA et d’Israël a été accompli. Les FMP, c’est comme le Hezbollah au Liban, les groupes palestiniens à Gaza et le Yémen. Ils sont prêts à se tenir derrière l’Iran et à participer à toute guerre contre la République islamique, ce que les USA et Israël savent très bien », a poursuivi la source. (il s’agit d’une source apparemment assez fiable, issue d’Elijah J. Magnier, que certains d’entre vous connaissent bien) Les principaux objectifs des USA et d’Israël… etc., etc., etc., on sait ce que cela signifie vraiment !

    2. C’est des militants Ouïghurs chinois intoxiqués par le Salafisme et l’idéologie des FM. Ils ont été importés par les services turcs et la CIA en Syrie (Idleb). Une fois aguerris, leurs mentors espèrent qu’ils constitueront un noyau dur d’une “armée de libération islamiste du Xinjiang” et pourront clouer les forces armées chinoises dans un conflit asymétrique en Chine occidentale.

      1. Cette hypothèse laisse perplexe. Cela voudrait dire qu’erdogan déstabiliserait la Chine pour le compte américain, en prenant le risque que la Chine, dont les moyens sont illimités, présente en Syrie pour financer et conduire la reconstruction, pourra armer les kurdes comme jamais ils ne l’ont été.

        1. La Turquie a joué un rôle primordial dans la création et l’exacerbation du nationalisme Ouïghour dans le Xinjiang chinois ou Turkestan que les ultranationalistes turcs considèrent comme une partie intégrante de la Grande Turquie.
          Les services turcs ont rivalisé avec ceux de l’Arabie Saoudite pour s’accaparer le contrôle des groupes indépendantistes ouïghours (la Turquie privilégiant les Frères Musulmans et Ryad les Wahabbistes) avec la complicité active de la CIA.
          Fait notable, la propagande ouïghours anti-chinoise a toujours été basée en Turquie. Idem pour la littérature antichinoise en direction du monde arabe et musulman tentant d’ériger la cause Ouïghour en cause musulmane comme ce fut le cas pour la Tchétchénie.
          Ces deux cas d’école ne sont pas assez bien documentés et pour cause. L’implication des renseignements saoudiens et du Mossad israélien dans le Caucase ne fut découvert qu’après l’avènement de Poutine (la Russie d’Eltsine était ouverte aux quatre vents) et pour le Xinjiang, cela devait être la dernière étape du grand Djihad otanien contre la Chine (une sorte de remake afghan à grande échelle) après la chute de l’Iran et son retour dans l’orbite occidentale.

          Remarquez que tous les dirigeants séparatistes ouïghours sont passés ou ont été hébergés par la Chine.
          L’appui et le soutien d’Ankara aux séparatistes ouïghours a poussé ses adversaires conjoncturels comme l’Égypte de Sissi à prendre officiellement position pour la Chine.

          La Chine fait face à cinq fronts actif utilisés par ses ennemis : péninsule coréenne, mer de Chine méridionale, Tibet, Xinjiang, Hong Kong et bientôt le Vietnam.

    3. Sergio,
      c’est vrai, ce sont des terroristes chinois musulmans turkophones de la province de Xin Qiang, à l’estrême ouest de la Chine et en accord avec Assad, la Chine a envoyé des militaires pour les traquer car la Chine craint le retour de ces terroristes yougour musulmans qui sont les origines de tuerie dans cette province, aussi les voitures beliers sur la place Tian An Men de Beijing. Le tout est financé par les ricains et ses valets, comme présentement à Hong Kong.

      1. si Erdogan est expulsé va t il se venger sur les européen qui l’on abandonnés !

        1. Oui c’est l’une des deux voies rapides et commodes. Dans tous les cas la chute d’Idleb coïncidera comme par hasard avec la résurgence de Daech et des attentats en Europe occidentale. C’est un modus operandi éprouvé.

      2. Strategika51 écrit: « … Sûrement en Allemagne et en France via la Turquie. … »
        À mon avis, ils sont déjà à pied d’œuvre, les cellules dormantes ce n’est pas fait pour les chiens!

        1. l’imigration faisait partie du projet des mondialistes comme Soros .
          les attentats n’ont d’intéret que pour discréditer ceux a qui ils sont atribuer . donc a moins d’une campagne de destruction massive d’infrastructures ( ce qui demande des moyens exceptionnels ) ou de meurtre de membres du gouvernement et ou de l’état profond des attentats n’auront pour effet que de permettre aux gouvernements de renforcer le contrôle de la population !

          1. Quelques attentats seraient providentiel pour passer en douceur un automne social compliqué et faire l’union sacrée des girouettes.

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