Analysis

La Corée du Nord teste un nouveau MLRS amélioré de longue portée et de gros calibre, dont les roquettes sont capable d’emporter des têtes nucléaires

MLRS (Multiple Launch Rocket System) mobile

Origine : inconnue

Ressemblances avec le système système chinois Sichuan Aerospace Shen Ying 300 (YS-300) et le système Hatf/Nasr IX pakistanais.

Calibre : 300 et +300 mm selon variantes

Portée opérationnelle : 380-450 km

Portée réelle : non divulguée

Déploiement : Unités de réserve de la Première Artillerie.

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13 Replies to “La Corée du Nord teste un nouveau MLRS amélioré de longue portée et de gros calibre, dont les roquettes sont capable d’emporter des têtes nucléaires

  1. Il semble que le nouveau MLRS développé par la DPRK soit beaucoup plus sophistiqué que ne le pensaient les diverses services de renseignements US, sud coréens, et japonnais. Ce MLRS d’un nouveau type dispose de tetes manoeuvrables :

    https://www.reuters.com/article/us-northkorea-missiles-japan/japan-says-north-korea-developing-warheads-to-penetrate-missile-defenses-idUSKCN1VH0IV

    Japan says North Korea developing warheads to penetrate missile defenses

    TOKYO (Reuters) – Pyongyang appears to be developing warheads to penetrate a ballistic missile shield defending Japan, the country’s defense chief said on Tuesday, pointing to the irregular trajectories of the latest missiles launched by North Korea.
    Defense Minister Takeshi Iwaya told a news conference Japan believes the rockets were a new short-range ballistic missile, according to a ministry spokesman who confirmed his comments carried by domestic media.

    Recent short-range missile tests by Pyongyang have stoked alarm in neighboring Japan even as U.S. President Donald Trump has dismissed the launches as unimportant.

    The United Nations Security Council discussed North Korea’s actions behind closed-doors on Tuesday at the request of Germany, France and Britain. The three countries condemned Pyongyang’s “repeated provocative launches” as violations of Security Council resolutions.

    “International sanctions must remain in place and be fully and strictly enforced until North Korea’s nuclear and ballistic missile programs are dismantled. It is vital that the Security Council shows unity in upholding its resolutions,” Germany, Britain and France said in a joint statement after the meeting.

    Saturday’s test firings came a day after Seoul said it was ending a military intelligence-sharing pact with Tokyo, amid a worsening spat over wartime forced labor.

    Iwaya and other Japanese officials called Seoul’s decision “irrational” as the threat posed by North Korea grows.

    Japan and the United States have Aegis destroyers deployed in the Sea of Japan armed with interceptor missiles designed to destroy warheads in space. Japan also plans to build two land-based Aegis batteries to bolster its ballistic missile shield.

    Those defense systems, however, are designed to counter projectiles on regular and therefore, predictable, trajectories, and any variation in flight path would make interception trickier.

    Detailed analysis of the latest North Korean launches was underway with the United States, an official of South Korea’s defense ministry said on Tuesday.

    Reporting by Tim Kelly in Tokyo; Additional reporting by Hyonhee Shin in Seoul and Michelle Nichols at the United Nations; Editing by Clarence Fernandez and Tom Brown

    1. @Strategika: vous connaissez surement cette histoire-là,
      @foxhound, tu parlais des aides reçues par les nord-Coréens pour développer leur programme nucléaire (militaire), est-ce que tu as déjà entendu parler de cette histoire? c’est plusieurs niveaux au-dessus de l’affaire Iran-Contra!

      5 février 2003: https://www.voltairenet.org/article189840.html

      ** Chacun pense a priori que le secrétaire US à la Défense, Donald Rumsfeld, cherche à protéger son pays. Il n’en est rien. M. Rumsfeld est un homme d’affaire qui s’est fait une spécialité d’armer de petits États pour ensuite leur reprocher de détenir ces armes et leur faire la guerre. Un bon business que nous révèle Manlio Dinucci.

      « Donald H. Rumsfeld se méfie de la Corée du Nord », indique la légende de la photo publiée hier (5 février 2003) par The New York Times avec l’article dans lequel on annonce que « le secrétaire à la Défense a mis en état d’alerte 24 bombardiers à longue portée pour un possible déploiement à distance de tir de la Corée du Nord ». Ceci dans le but d’empêcher que la Corée du Nord ne profite du « moment où Washington est concentré sur l’Irak », pour accélérer son programme nucléaire : Pyongyang —informe la CIA— a essayé de construire des armes nucléaires en se procurant des technologies et des installations à utiliser en apparence à des fins civiles, en réalité à des fins militaires. En même temps, l’ordre de Rumsfeld d’activer les bombardiers stratégiques sert à « donner au président des options militaires si la diplomatie n’arrive pas à bloquer l’effort de la Corée du Nord de produire des armes nucléaires ». Ils avaient donc raison les fonctionnaires du Pentagone quand, le 1er février, ils ont déclaré au Los Angeles Times que « le secrétaire à la Défense Donald Rumsfeld, même s’il est en train de préparer une possible guerre contre l’Irak, est plongé dans la crise nord-coréenne ». En effet, Donald Rumsfeld y est plongé plus qu’on ne le croit.

      L’histoire commence quand —après avoir été secrétaire à la Défense dans l’administration Ford en 1975-77 et, en 1983-84, conseiller du président Reagan pour les systèmes stratégiques nucléaires et envoyé pour le Moyen-Orient— Donald Rumsfeld entre en 1996 au conseil d’administration de la firme ABB (Asea Brown Boveri) Ltd., groupe leader dans les technologies pour la production énergétique et l’automatisation, avec quartier général en Suisse et filiales dans plus de 100 pays en Europe, Asie, Moyen-Orient, Afrique et Amériques. L’appartenance de Rumsfeld au conseil d’administration d’ABB résulte de la biographie officielle publiée par l’Otan et du communiqué officiel d’ABB (Election of ABB Board members and Chairman of the Board, Zurich, 28 février 1996), où l’on annonce que Rumsfeld a assumé la charge prestigieuse de secrétaire étas-unien à la Défense.

      Moins de trois mois après que l’ex-secrétaire à la Défense est entré au conseil d’administration d’ABB, le département états-unien à l’Énergie (DoE) annonce, le 16 mai 1996, avoir « autorisé ABB Combustion Engineering Nuclear Systems (C-E), une associée entièrement contrôlée par ABB Inc. basée dans le Connecticut, à fournir une vaste gamme de technologies, équipements et services pour la projection, construction, gestion opérationnelle et entretien de deux réacteurs qui doivent être construits en Corée du Nord » (DoE Approves U.S. Involvement in the Construction of Reactors in North Korea, 16 mai 1996).

      Même s’il s’agit de deux réacteurs civils à « eau légère » (light water) le département états-unien de l’Énergie —responsable non seulement du nucléaire civil, mais aussi de la production d’armes nucléaires— sait que ces réacteurs peuvent être utilisés aussi à des fins militaires : des réacteurs thermiques de cette catégorie, qui fonctionnent à uranium enrichi à 4-5 %, produisent du plutonium utilisable pour la construction d’armes nucléaires. En outre les connaissances et technologies fournies peuvent elles aussi être utiles pour le développement d’un programme nucléaire militaire.

      Tout cela Donald Rumsfeld aussi le sait, ayant été secrétaire à la Défense et conseiller du président pour les systèmes stratégiques nucléaires. Malgré cela, il exerce certainement son influence pour faire avoir à ABB l’autorisation officielle états-unienne de fournir des technologies nucléaires à la Corée du Nord, bien que celle-ci soit soupçonnée de posséder un programme nucléaire militaire.

      ABB peut ainsi stipuler en 2000 avec la Corée du Nord deux gros contrats, d’une valeur de 200 millions de dollars, pour la « projection, construction et fourniture de composants pour deux réacteurs nucléaires de 1000 mégawatts » (ABB to deliver systems, equipment to North Korean nuclear plants, Zurich, 20 janvier 2000). Au moment de ce contrat, Rumsfeld est encore au conseil d’administration d’ABB, dont il démissionne quand il prend la charge de secrétaire à la Défense dans l’administration Bush, qui prend fonction le 20 janvier 2001. Sa démission est communiqué par ABB environ un mois plus tard (ABB announces proposed Board, share split, Zurich, 19 février 2001).

      Maintenant ce même Rumsfeld met en alerte les bombardiers contre la Corée du Nord, accusée d’utiliser les réacteurs et le matériel fissile pour construire des armes nucléaires. L’état d’alerte, a déclaré le Pentagone, a été décidé à la veille de la session d’urgence de l’Agence internationale pour l’Énergie atomique, qui le 12 février (2003) mettra en accusation la Corée du Nord pour violation du Traité de non-prolifération nucléaire. S’ouvre ainsi, tandis qu’on est en train de préparer la guerre en Irak, la crise d’où pourrait dériver la guerre suivante. En attendant, le déploiement possible de 12 B-52 et 12 B-51, bombardiers stratégiques à double capacité nucléaire et conventionnelle, sur l’île de Diego Garcia dans l’océan Indien où sont en train de se transférer les bombardiers B-2 Spirit pour l’attaque contre l’Irak, permet au Pentagone non seulement de menacer la Corée du Nord, mais d’accroître la force aérienne à utiliser contre l’Irak. Ce même Irak que le même Donald Rumsfeld aida efficacement dans la guerre contre l’Iran, quand en 1983-84 il assumait la charge d’envoyé spécial du président Reagan au Moyen-Orient.

      C’est une de ses spécialisations, celle de d’abord aider les « États voyous » pour les attaquer ensuite. **

      1. @Bernardo
        C’est une de ses spécialisations, celle de d’abord aider les ‘États voyous’ pour les attaquer ensuite.
        Oui enfin…
        Et toi, qu’es ce que t’inspires cet article ?

        1. C’est une de ses spécialisations, celle de d’abord aider les ‘États voyous’ pour les attaquer ensuite.
          Oui enfin…
          Et toi, qu’es ce que t’inspires cet article ?
          Les communiqués du Pentagone, des medias occidentaux n’ont plus de crédibilité, aucune crédibilité, si tant est qu’elle ait existé un jour. Cet article inspire juste une chose que l’Amérique est omniprésente, et omnipotente, ce qui n’a jamais été le cas. Heureusement qu’on a vu ce qu’ils vallaient en Irak. J’avais meme lu que le missile de croisière iranien Noor serait d’origine US. On se demande quelle mouche a piqué les leaders qui dirigent Uncle Sam pour etre si cons, si naifs! Les pauvres! Envie de verser des larmes…Le principe des vases communiquants je pense que ça te parle. Bien telle est la géopolitique, système relationnel souvent complexe entre états, groupes d’invididus. Il se trouve que la Corée du Nord avait trempé dans la technologie nucléaire dés les années 50 grace à l’aide de l’URSS qui lui avait apporté nombre d’atouts dans ce domaine. Donc la base industrielle, et technologique était déja là, et prete dans les années 90. Le Pakistan et la Corée du Nord ont toujorus entretenu des relations excellentes. Dans les années 90 la DPRK excellait dans la construction de missile, et le Pakistan…avait déja construit sa bombe atomique, sauf qu’il n’avait pas de vecteurs pour la lancer. Je pense que t’as compris. Pour eviter ces effets de vases communiquants aux conséquences dévastatrices pour les interets occidentaux, les pays de l’OCDE ont décidé de normaliser les relations avec la Corée du Nord que Si et seuleument si les leaders de la DPRK se décident dénucléariser pour etre attaqués et envahis par les barbares de Washington. Ce qui de facto est impossible, ainsi Londres, Paris , Washington, et Tel Aviv peuvent jeter à la vindicte tout pays qui serait tenter de fréquenter l’infréquentatble. Sauf que,…les occidentaux raisonnent avec un siècle de retard comme d’hab, ils se croient toujours à la fin du XIX° siècle. Je ne doute pas de la bonne fois de Manillo Dinucci, mais en 2003 contrairement à ce qui était fanfaronné à l’époque, les US étaient à des années lumière d’avoir la capacité d’attaquer les Corée du Nord. Avec le recul à présent, je me dis quel dommage! Le système mondialiste se serait effondrer quasi instantanement. Mais comme les leaders US étaient rusés ils avaient compris leur limite, et se sont attaqués au regime morribond irakien.

          1. tu n’as pas l’air de croire ce qu’affirme Manlio Dinucci?

            les faits sont là: rumsfeld a intégré une société qui a transféré de la technologie nucléaire nord-américaine aux nord-Coréens. donc en 2003, lorsqu’il menace la Corée du Nord avec ses bombardiers stratégiques, il sait que ce sont les états-ounis d’américou qui ont aidé les nord-Coréens à développer l’arme nucléaire.

            ce n’est pas contradictoire avec ce que tu expliquais sur les ingénieurs et physiciens de l’ex-Union Soviétique qui sont allés dans les années 1990 en Corée du Nord pour les aider dans leur programme nucléaire.

            et surtout, ce n’est pas la première fois que les nord-américains aident militairement, économiquement un État, qui 5-10 ans plus tard deviendra l’Ennemi de l’Empire à abattre:
            – hitler a été mis au pouvoir par les anglais et les nord-américains, puis a obtenu une aide financière de la banque d’angleterre (refusé entre 1930 et 1932..). General Motors, Ford et autres sociétés anglo-américaines ont aidé l’allemagne nazie à construire leur machine de guerre (pétrole de synthèse produit par ford)
            – saddam hussein a été aidé par, devine qui!, rumsfeld en 1985-1986, pour produire des armes chimiques utilisées ensuite contre l’Iran dans le cadre de la guerre Iran-Iraq.
            (je viens juste de le lire dans le livre ‘les guerres illégales de l’Otan’ de Daniele Ganser 🙂
            extraits disponibles: https://www.editionsdemilune.com/media/extraits/GIO/Dossier-de-presentation-Guerres-illegales-12p-WEB.pdf )

          2. tu n’as pas l’air de croire ce qu’affirme Manlio Dinucci?
            Non je n’y crois pas Bernardo, et pour des tas de raisons que je ne peux pas lister ici. L’une d’elles étant celle ci. Durant les années 70-80 les Etats Unis dans le but de faire éffondrer l’éconmie soviétique, se sont mis a à exporter certaines technologies vers l’URSS. Quelques années plus tard, il s’est avéré que ces technologies ne fonctionnaient pas et coutaient beaucoup + chers à debugguer qu’à les produire sois meme. C’est resté dans toutes les mémoires. La derniere en date étant l’affaire venezuelienne ou des centrales electriques sont tombées en panne. Les dirigeants nord coréens ou autres ne sont pas née de la dernière pluie. Et puis autre chose, en Corée du Nord ceux qui dirigent le pays, c’est les membres du Politburo, une équipe et pas seuleument un seul dirigeant. Je ne dis pas qu’ils ne peuvent pas se planter, les erreurs arrivent à tout le monde. Cependant rien à voir avec les leaders arabes, parce qu’entre nous t’en connais beaucoup des leaders arabes qui ont quelque chose dans la tete ? Il vaut mieux comparer ce qui est comparable.

          3. Quand je parle de leaders arabes je pense à ceux qui sont à la tete des etats arabes, presque tous une bande d’imbéciles. Ils n’ont rien à voir avec les leaders charismatiques comme Arafar, G. Habache, H. Nasrallah -meme si je ne partage pas tous ces points de vue, il est respectable-, les leaders palestiniens qui résistent en ce moment etc….

    2. traduction du post de Foxhound :
      – Pyongyang semble développer des ogives pour pénétrer un bouclier antimissile balistique défendant le Japon, a déclaré mardi le chef de la défense du pays, soulignant les trajectoires irrégulières des derniers missiles lancés par la Corée du Nord.
      Le ministre de la Défense Takeshi Iwaya a déclaré lors d’une conférence de presse que le Japon pense que les roquettes étaient un nouveau missile balistique à courte portée, selon un porte-parole du ministère qui a confirmé ses commentaires dans les médias nationaux.

      Les récents essais de missiles à courte portée effectués par Pyongyang ont alarmé le Japon voisin, alors même que le président américain Donald Trump a rejeté ces lancements comme insignifiants.

      Le Conseil de sécurité des Nations unies a discuté mardi des actions de la Corée du Nord à huis clos à la demande de l’Allemagne, de la France et de la Grande-Bretagne. Les trois pays ont condamné les “tirs provocateurs répétés” de Pyongyang comme des violations des résolutions du Conseil de sécurité.

      “Les sanctions internationales doivent rester en place et être pleinement et strictement appliquées jusqu’à ce que les programmes nucléaires et de missiles balistiques de la Corée du Nord soient démantelés. Il est essentiel que le Conseil de sécurité fasse preuve d’unité dans le respect de ses résolutions “, ont déclaré l’Allemagne, la Grande-Bretagne et la France dans une déclaration commune après la réunion.

      Les tirs d’essai de samedi ont eu lieu le lendemain du jour où Séoul a déclaré qu’elle mettait fin à un pacte d’échange de renseignements militaires avec Tokyo, au milieu d’une querelle de plus en plus intense sur le travail forcé en temps de guerre.

      Iwaya et d’autres responsables japonais ont qualifié la décision de Séoul d'”irrationnelle” à mesure que la menace posée par la Corée du Nord augmente.

      Le Japon et les États-Unis ont déployé des destroyers Aegis dans la mer du Japon armés de missiles d’interception destinés à détruire des ogives dans l’espace. Le Japon prévoit également de construire deux batteries terrestres Aegis pour renforcer son bouclier antimissile balistique.

      Ces systèmes de défense, cependant, sont conçus pour contrer les projectiles sur des trajectoires régulières et donc prévisibles, et toute variation dans la trajectoire de vol rendrait l’interception plus difficile.

      L’analyse détaillée des derniers lancements nord-coréens était en cours avec les Etats-Unis, a déclaré mardi un responsable du ministère de la défense sud-coréen.

      Reportage de Tim Kelly à Tokyo ; reportage supplémentaire de Hyonhee Shin à Séoul et Michelle Nichols aux Nations Unies ; rédaction de Clarence Fernandez et Tom Brown”.

  2. Il paraît évident qu’un (grand) voisin attentionné aide la Corée du Nord à atteindre un point critique pour en faire un glacis parfaitement capable de refroidir les ardeurs guerrières d’un agresseur éventuel, sur terre comme sur mer. Les prouesses de ce pauvre petit pays sont donc un fruit de l’air du temps. La Corée du Sud et le Japon (au moins) savent à qui, réellement, ils ont à faire.

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