Analysis

Le président philippin Duterte s’en prend à l’Islande mais feint d’ignorer la réalité sordide des relations internationales

Il est assez aisé de taper sur le messager ou de tirer sur le dentiste.

C’est ce qu’a fait le président philippin en s’en prenant assez vertement à l’Islande après que ce pays insulaire et nordique ait présenté en juillet 2019 le projet d’une résolution au Conseil des Droits de l’Homme des Nations Unies condamnant la campagne de répression des réseaux criminels de trafic de stupéfiants en cours aux Philippines.

Le projet de résolution a été adopté par le Conseil présidée par Michelle Bachelet Jeria, une triste figurante chilienne soupçonnée d’être corrompue, par 18 pays des 47 pays membres du Conseil.

En réalité, l’Islande qui est devenu membre du Conseil des Droits de l’Homme depuis une année à la suite au retrait des États-Unis d’Amérique n’a fait qu’exécuter des directives US.

C’est une pratique  courante en diplomatie : Washington utilise très souvent des pays tiers pour faire passer des messages, proposer des projets de résolution, condamner ou menacer d’autres pays classés dans la liste noire du Département d’Etat US.

Ainsi il est arrivé que les Pays-Bas soient envoyés au charbon pour demander des explications sur une éventuelle acquisition d’un missile par un Etat d’Afrique du Nord ou que la France ait été mobilisée au niveau du Conseil de Sécurité des Nations Unies à travers son représentant permanent pour faire le travail que le Département d’Etat ou les autres agences de renseignement US ne voulaient pas faire ouvertement.

Le représentant de la France à l’ONU s’est montré d’un tel  zèle pour ses maîtres étrangers qu’il a fini par avoir le poste de consultant pour un Cabinet de lobbying privé proche de l’AIPAC (The American Israel Public Affairs Committee) ou Commission des Affaires publiques israélo-américaines.

L’Islande a fait ce que beaucoup d’autres petits pays alliés ou vassaux de l’Etat profond à Washington ne cessent de faire pour le compte des Etats-Unis: de la doublure pour donner l’impression d’une montée de pression de la part de la communauté internationale.

Le président philippin Rodrigo Duterte devait donc en toute logique s’en prendre aux États-Unis et non pas à l’Islande mais ce chef d’Etat atypique préfère probablement amuser son auditoire. L’Islande n’est pas le seul pays autorisant l’avortement après le quatrième mois et son climat n’a jamais été un problème pour sa petite population.

Si Duterte voulait casser un tabou, il aurait du s’attaquer directement à l’Etat profond US et sa matrice internationale ou plutôt transnationale ayant imposé un régime invisible basé sur une forme d’esclavage impitoyable et inhumain sur les 3/4 de l’humanité.

Une implantation de Daech aux Philippines ou une révolution de couleur a du limiter les envolées lyriques de Duterte à des pays lointains n’ayant que peu ou pas d’influence sur ce qui ce passe en Asie-Pacifique. La dernière insulte publique du président philippin à l’endroit d’un président US et en l’occurrence le très détestable Barack Obama avait en effet failli transformer le sud des Philippines en un second Irak post-retrait US.

Publicités

3 Replies to “Le président philippin Duterte s’en prend à l’Islande mais feint d’ignorer la réalité sordide des relations internationales

  1. C’est normal, c’est aux valets de ne pas aller en première ligne comme chaire à canon. Bravo Duarte. Ne te laisses pas intimidi par ces salauparts de mrd… S’ils les veulent, renvoies leurs toutes ces vendeurs et ces drogués chez ces pays donneur De leçon comme tu les as fait avec leurs poubelles de plastiques et de papiers à recycler. Commences à èvincer ces ricains portes malheur de ton territoire.

  2. C’est normal, c’est aux valets de ne pas aller en première ligne comme chaire à canon. Bravo Duarte. Ne te laisses pas intimidi par ces salauparts de mrd… S’ils les veulent, renvoies leurs toutes ces vendeurs et ces drogués chez ces pays donneur De leçon comme tu les as fait avec leurs poubelles de plastiques et de papiers à recycler. Commences à èvincer ces ricains portes malheur de ton territoire.

  3. mouai bon en même temps ce n’est que verbale et L’Islande saura désormais ce que coûte de jouer les homme de paille !

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée.

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.