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Pirate en mers du Sud, un créneau porteur

Information un peu cocasse mais bonne à savoir. La France aurait été condamnée par la Cour Européenne des Droits de l’Homme (CEDH) à verser des compensations à des pirates somaliens arrêtés au large de la Somalie par la marine française et détenus à bord de la frégate “Courbet”.

La cour a constaté une violation flagrante de l’Article 5 dans son alinéa I relatif au droit à la liberté et à la sûreté et a condamné en conséquence la France à verser entre 2000 et 5000 euros à chaque pirate à titre de préjudice moral en plus des frais et dépens.

Une cource proche de la Cour a indiqué que des juristes ont brillament défendu la cause des pirates somaliens coupables selon Paris d’avoir attaqué des navires français en 2009.

Hormis le fait que la France ne va jamais payer- elle ne le fait jamais sauf quand il s’agit de rançons et encore avec de l’argent émanant du Golfe arabo-persique- que penser d’une telle affaire?

La piraterie est une activité économique à part entière en Somalie et ses connexions avec les milieux d’affaires internationaux sont plus étroits qu’il ny paraît à première vue. Les “gentils” pirates somaliens détenus un peu plus de 48 heures à bord du “Courbet” ne sont que des énièmes petits couteaux d’une nébuleuse s’étendant de Londres à Mogadiscio en passant par plusieurs places fortes financières d’Europe.

Les pirates somaliens agissaient pour leur survie dans un environnement chaotique marqué par une sur-exploitation scandaleuses de leurs ressources par tous les filbustiers de la planète mais en réalité participent également et indirectement au chiffre d’affaires d’assureurs maritimes bien établis à Londres. Que ferait donc Lloyd’s sans la piraterie en Somalie ou près du Détroit de Malacca ou encore au large de certaines baies du Nigéria?

En fin de compte, être pirate est un créneau porteur. A condition d’être inséré dans la globalisation.

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