Hong Kong: le piège d'un Tian-An-Men bis, objectif principal des agitateurs du désordre 1
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Hong Kong: le piège d’un Tian-An-Men bis, objectif principal des agitateurs du désordre

Dans la crise secouant depuis des semaines la Région Administrative Spéciale de Hong Kong, Beijing a su jusqu’ici éviter de tomber dans le piège tendu par ses ennemis: un Tian-An-Men bis en plein Hong Kong à l’ère des réseaux sociaux et de la manipulation de masse.

C’est ce scénario rêvé qu’attendent les services spéciaux US et britanniques qui manipulent et orientent les meneurs du désordre dans l’ancienne colonie britannique restituée à la Chine en 1997.

Une intervention chinoise à Hong Kong est l’objectif assigné par Washington et Londres aux agitateurs de la Région Administrative Spéciale afin de la transformer en une répression caricaturale d’un régime dictatorial tel qu’imaginé par Hollywood. Ce qui fera d’une pierre deux coups: une sorte de révolution colorée à la sauce cantonaise enclenchant un second Tian-An-Men et le tour est joué.

Beijing a pu saisir le message dès le début des troubles à l’ordre public à Hong Kong. Après tout, ce n’est pas la première fois que Washington tentait soit des révolutions colorées douces soit des manigances politiques dans la région pour amener les pays entourant la Chine à lui tourner le dos. Que ce soit en Thaïlande ou au Laos ou encore au Myanmar, la machine tournait à plein régime. Ce qui change cette fois est que la vague ait atteint l’un des pivots de l’économie chinoise.

Les stratèges chinois ont saisi la portée des risques d’une intervention directe. Les protestataires à Hong Kong ressemblent à s’y méprendre aux manifestants arabes du Printemps arabe en Tunisie et en Egypte. Ils en diffèrent par leur propension manifeste à la provocation avant un passage à des actes de terrorisme, lequel n’est plus qu’une question de temps.

Si Beijing intervient, le ciel lui tombera sur la tête. Et c’est d’ailleurs l’appellation du nom de code de l’opération en cours à Hong Kong contre la Chine. Dans le cas où Beijing s’abstient d’intervenir directement, continuant à déléguer le maintien de l’ordre public à la police locale de Hong Kong, les agents du renseignement US et britanniques, secondés par ceux d’autres pays alliés de l’OTAN et de la région ASEAN continueront à avoir de larges marges de manœuvres et à fomenter des troubles.

C’est la solution à ce dilemme qui va mettre fin à la crise à Hong Kong. Cela requiert le recours à une forme de lutte asymétrique qui semble inévitable dans ce genre d’imbroglio. Après tout, il s’agit d’un nouveau front de la guerre imposée à la Chine par les puissances atlantistes. Ce point de tension s’ajoute à ceux du détroit de Taïwan (revendication territoriale), la Corée du Nord (conflit géostratégique), la question du Tibet (intégrité territoriale) et le Xinjiang (ingénierie du chaos en exploitant l’Islamisme politique et militant).

La décision finale appartient à la Chine. Une intervention rapide et expéditive pourrait tenter les dirigeants chinois. La Chine de 2019 n’est plus la Chine de 1989 et Beijing dispose de ressources de cyberguerre suffisantes pour contrer la médiaguerre et la propagande adverses.

En attendant une prise de décision chinoise, Washington tente d’abattre les portes du ciel sur la Chine sur fond de guerre économique et commerciale. L’Empire ne supporte plus la concurrence de l’Empire du Milieu pour l’hégémonie planétaire.

Le Grand Jeu s’étend et devient bien plus complexe à saisir. Il couvre désormais l’ensemble de la planète habitée.

Le célèbre acteur Jackie Chan prend parti pour la Chine:

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10 Replies to “Hong Kong: le piège d’un Tian-An-Men bis, objectif principal des agitateurs du désordre

  1. “Beijing dispose de ressources de cyberguerre suffisantes”
    Si je puis me permettre cette question osée (puisqu’ici la parole est libre), le site “STRATEGIKA51” en est partie prenante ?

    1. Non. Strategika51 est indépendant et n’est pas chinois. Son admin a de par le passé eu un contact ou deux avec des sociétés chinoises spécialisées dans le solaire
      pour l’éclairage public en Afrique (projet personnel).
      Par contre je crois être l’un des rares blogueurs anonymes au monde à avoir des sources de l’intérieur de la Corée du Nord.

      La Chine dispose de ses propres unités de cyberguerre et d’un système informationnel intégré complet. Beijing disposera bientôt de son propre Internet et en attendant elle a le grand Firewall et ses propres systèmes d’exploitation en préparation avancée (le rival de l’Android est prêt pour octobre 2019 tandis que Windows est en cours de remplacement).

      1. un article intéressant serait celui qui tenterait de définir la position de chaque gouvernement concernant la guerre autour d’Epstein que se livre les factions Américainnes !

        1. Il y a quand même des infos dignes des magazines people genre Closer dans cette affaire :
          Epstein aurait livré la Slovène clé en main à Trump. Et avant Trump au princes saoudiens, émiratis , bahreinis et koweïtiens dont il était le principal fournisseur en chair fraîche blanche.
          Son partenaire jusqu’en 2015, Brunel, le macquerau français est intouchable en France car il a servi tout le monde et en particulier pas mal de magistrats et d’ex-ministres pédophiles.
          Epstein parlait outre l’Anglais US, l’Arabe oriental et l’Hébreu et aurait eu un lien direct avec Mohamed Atta, l’égyptien soupçonné d’avoir mené le commando des 19 kamikazes du 11 septembre 2001 via une actrice porno reconvertie dans les affaires.
          Bon je m’arrête ici. Le reste c’est trop bas comme niveau.

          1. Je suis désolé de commenter encore moi qui préfère de loin une reposante discrétion mais je trouve votre commentaire excellent sauf qu’on ne sait pas très bien si et où vous situez exactement l’ironie (bon, pour Closer, c’est clair, et j’ai bien ri, mais pour le reste… ?)

          2. @S51 c’est bien ce que j’avais compris 😉
            Étant sur smartphone je ne vois pas bien ton émoticône que j’admirerai plus tard…

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